 Edouard Ebouka-Babackas.
Qui ne voit ces grandes artères qui se construisent partout sur le territoire national, ces édifices magnifiques qui embellissent les chefs-lieux des circonscriptions administratives, ces centres sanitaires modernes dans nos grandes villes, le lycée d’excellence, où rien ne manquera pour former l’élite congolaise de demain? Et nous savons que d’autres grands travaux annoncés ou non vont suivre. Rien d’étonnant à cela!… L’Etat a, aujourd’hui, les moyens de sa politique, de sorte que ce qui n’a pas été fait, hier, faute de crédit, se fera, quoi qu’il en coûte, maintenant. D’autant que la dette qui constituait une entrave majeure à notre développement a été, substantiellement, effacée. Pourquoi ne pas nous en réjouir et tirer parti de cette nouvelle donne?
Le défi que nous avons à relever n’est pas quantitatif, mais qualitatif. Il faut faire un usage judicieux des ressources financières à disposition, afin que les investissements réalisés induisent le décollage économique, en même temps qu’ils améliorent les conditions de vie du peuple congolais qui commence à désespérer de la mise en œuvre d’une politique lisible du plein emploi, d’une politique ambitieuse en matière d’éducation susceptible de garantir l’égalité des chances à notre jeunesse et d’une politique hardie de santé au bénéfice du plus grand nombre.
L’état des lieux des cinquante dernières années se différencie de celui des cinquante années que nous venons d’entamer, essentiellement, à deux niveaux. D’abord, au niveau des ressources humaines: la population a cru de façon significative. Nous n’étions qu’un peu plus d’un million d’habitants, au jour de notre indépendance, alors qu’aujourd’hui, nous sommes plus de trois millions d’habitants. Et, fait marquant, le nombre de Congolais ayant accédé à l’Enseignement supérieur a augmenté rapidement. Ensuite, au niveau des ressources financières de l’Etat, celles-ci ont connu une croissance exponentielle, en raison notamment des retombées de l’exploitation effrénée du pétrole et des essences de qualité dont regorgent nos forêts.
La crise de la dette semble déjà oubliée. Au lieu des déficits abyssaux d’autrefois, nous allons nous habituer, désormais, aux excédents budgétaires, aussi longtemps que le pétrole coulera et que les secteurs minier et forestier tiendront leurs promesses.
Maintenant que l’Etat dispose d’un nombre important de cadres diplômés de l’enseignement supérieur et que les finances publiques sont florissantes, le Gouvernement est en mesure d’engager, avec efficacité, – pensons-nous – toutes les actions concourant à la promotion économique et sociale de notre pays.
Le choix porté par le Gouvernement sur la réhabilitation et la construction des routes nationales et d’intérêt économique ne peut qu’être apprécié par l’ensemble de la population. Les voies des communications de surface – routes, chemins de fer et voies navigables – ont l’avantage d’obéir, à la fois, aux impératifs politiques et économiques. Dans une nation en gestation comme la nôtre, l’Etat doit tout mettre en œuvre, afin de vaincre l’enclavement de certaines parties du pays et faciliter les déplacements des citoyens sur tout le territoire national. Le vivre ensemble est d’autant plus aisé qu’on se connaît et que l’on a, les uns pour les autres, une égale et mutuelle considération.
Ce qui importe, c’est la qualité des travaux entrepris par les sociétés adjudicataires des appels d’offres que lance le gouvernement. Il nous est, souvent, donné d’observer que nos routes ne répondent pas toutes aux besoins du trafic, ont une durée de vie très courte – l’espace de deux saisons de pluie -, sont mortifères… Il sied donc de prendre le temps qu’il faut pour mener toutes les études nécessaires et renforcer les contrôles des travaux, afin que le pays dispose d’un réseau routier fiable tenant compte des normes internationales de sécurité et des prévisions de trafic des vingt prochaines années au moins. La route reliant Pointe-Noire à Dolisie, tant attendue par les particuliers, les forestiers, les agriculteurs et les hommes d’affaires de tout acabit, sera vite dépassée, puisque le redressement du C.f.c.o est sujet à caution. Le transport du fret et des passagers s’effectuera, de plus en plus, par cette unique voie. Si, comme c’est l’usage dans certains pays, les nationaux avaient été consultés dans le cadre de l’étude de ce tronçon de route,
nombreux auraient suggéré une route à double voie. «Gouverner, c’est prévoir». En l’occurrence, le retour sur investissement est, de toute façon, garanti, étant donné l’importance de l’offre de transport actuelle et à venir dans la partie méridionale du pays.
L’éducation permet une vision globalisante
Ceci étant, l’ampleur et la diversité des obstacles à surmonter pour la conquête de notre développement commandent que nous focalisions, dès à présent, notre meilleure attention sur le système éducatif congolais car, nous semble-t-il, de toutes les actions que nous avons à mener contre le sous-développement endémique de notre pays, celles concernant l’éducation de notre peuple, en général, et de notre jeunesse, en particulier, nous paraissent déterminantes. Face au sous-développement, seule l’éducation permet une vision globalisante. Pour vaincre, à la fois, l’ignorance, la faim, la maladie, l’exode rural, le chômage, la pauvreté, pour affermir l’indépendance de notre pays, assurer son rayonnement au plan culturel et lui permettre d’être plus efficace en matière de coopération internationale, il nous faut un système éducatif de qualité. Pour atteindre cet objectif, mutualisons, sans plus attendre, nos efforts et nos talents, au-delà des clivages politiciens.
Nous devons, à la vérité, de reconnaître que notre système éducatif est malade des mesures hasardeuses et idéologiques prises dans le cadre de «la nationalisation de l’enseignement» pour former des citoyens d’une société bâtie sur le modèle soviétique qui a volé en éclats. Ce modèle, nous le voyons, a produit dans les Etats jadis soviétiques des passe-droits, la corruption, la mafia, et des oligarchies. La classe ouvrière a été trahie, exploitée, appauvrie et humiliée. Les droits de l’Homme ont été bafoués. Le culte de la personnalité a atteint son paroxysme. Les chefs de ces Républiques se sont considérés comme des démiurges. Les forces armées étaient à leur service exclusif et ils les ont utilisées pour asservir leurs peuples qu’ils ont déshumanisés.
C’est dans le cadre d’une société de liberté et de responsabilité que doit s’inscrire, désormais, notre système éducatif qui va former des citoyens cultivés libres et responsables, déterminés à s’impliquer dans le processus de développement du pays. L’époque de la pensée unique est révolue et, de toute façon, c’est de la permanence des débats et de la diversité et la richesse des contributions que vit la démocratie à laquelle nous adhérons tous. L’enseignement libre a sa place dans ce nouvel environnement. La liberté de l’enseignement est partie intégrante du socle des libertés publiques fondamentales et comme telle, elle est, pour sa mise en œuvre, encadrée par la loi. La mission de l’Etat est double: d’une part, garantir en matière d’éducation une offre de qualité sur tout le territoire national et, d’autre part, veiller à ce que l’enseignement privé se conforme à l’esprit et à la lettre de la loi. En aucun cas, l’Etat ne peut exciper du retour sur la scène de l’enseignement privé pour réduire ses efforts en matière d’éducation. L’Etat demeure le seul responsable de l’organisation et du fonctionnement de l’éducation au Congo et c’est à lui de conduire le pays vers l’excellence en ce domaine.
L’école au cœur de l’économie, de la société
L’école est au cœur de l’économie, en ce qu’elle forme les acteurs du développement; l’école est au cœur de la société, en ce qu’elle forme les citoyens.
L’école est au cœur de l’évolution du monde, en ce qu’elle forme les stratèges de la scène internationale où la compétition entre les Etats est sans merci. C’est pourquoi, toute stratégie de développement authentique s’appuie sur l’école. Pour un pays en voie de développement – et le Congo en est un -, il est clair que l’Ecole est la priorité absolue. Dès lors, il faut la doter de moyens adéquats pour qu’elle soit en mesure d’assurer toutes ses missions. Avoir un lycée d’excellence est, assurément, un objectif noble, mais nous devons viser l’excellence du système éducatif congolais en son entier. Le savoir, le savoir-être et le savoir-faire procèdent de la qualité de tout le système éducatif. Tous les degrés de l’enseignement se tiennent. Une politique qui ne viserait que l’amélioration de l’enseignement supérieur, alors que les enseignements primaire et secondaire vont à vau-l’eau, est vouée à l’échec.
Il est de notoriété publique, aujourd’hui, que l’offre d’éducation est, qualitativement et quantitativement, médiocre, en ville comme en campagne. Le retour de l’enseignement privé n’aura pas l’effet escompté, tant qu’il ne sera pas bien encadré et ne disposera pas de moyens suffisants pour dispenser un enseignement de qualité. Bien des établissements privés ne s’intéressent qu’à l’intérêt financier de leur entreprise. L’Etat doit fermer, sans hésitation, les établissements qui ne réunissent pas les conditions pour exister et, en revanche, aider ceux qui sont aptes à contribuer efficacement à l’amélioration de l’enseignement au Congo, dans le cadre de conventions qui définiront les engagements «des écoles privées conventionnées» vis-à-vis de l’Etat, en contrepartie de subventions qui pourraient leur être accordées.
Quoi qu’il en soit, avant de déclencher toute action nouvelle en matière d’éducation, assurons-nous, d’abord, que dans toutes les régions du pays, il y a des écoles primaires, collèges et lycées qui fonctionnent correctement, parce que la communauté éducative dans ces structures comprend un personnel enseignant et un personnel administratif et technique de qualité, les établissements sont aux normes universellement admises, la participation des parents d’élèves à la vie de ceux-ci est effective. Assurons-nous, ensuite, que la pratique de l’éducation physique et des sports est effective dans toutes les écoles de la République. Assurons-nous, enfin, de l’existence dans les structures d’enseignement et de formation d’un service médico-social spécialisé, adapté à la vie scolaire et universitaire, car élèves et étudiants doivent faire l’objet d’un suivi médical et psychologique assidu, tout au long de leurs études.
C’est l’Ecole qui donne l’égalité des chances à tous les enfants de la République, où qu’ils se trouvent sur le territoire national. Réduisant les inégalités, elle réduit, en même temps, l’injustice sociale. Ayons constamment à l’esprit le préjudice subi en d’autres temps par certaines régions du pays sous-scolarisées. Les impétrants au Certificat d’études primaires indigènes(C.e.p.i) et les élèves intégrant par voie de concours l’Ecole supérieure du Moyen-Congo (E.s.m.c) étaient, majoritairement, de Brazzaville et de Pointe-Noire, parce que, tout simplement, à l’époque, c’est dans ces deux villes -capitale administrative et capitale économique- qu’étaient
concentrés les moyens en matière d’éducation, tandis que les autres centres scolaires du pays étaient réduits à la portion congrue. Les élèves de ces deux grandes agglomérations n’étaient pas plus doués que ceux du reste du pays, loin s’en faut! Ils ont en fait bénéficié d’une rente de situation. D’ailleurs, bien des parents de l’intérieur du pays l’avaient compris, qui sont venus s’établir, sans esprit de retour dans leurs villages, à Brazzaville ou à Pointe-Noire, pour permettre à leurs rejetons de poursuivre leur scolarité sous d’heureux auspices. Nous savons, aujourd’hui, à la suite des recherches pluridisciplinaires, que tous les enfants de la Terre peuvent réussir leurs études, pourvu que toutes les conditions soient réunies à cet effet.
C’est grâce à la qualité de notre école que nous parviendrons à être maîtres de notre destin. A l’échelle planétaire, ce sont les Etats qui ont investi dans l’intelligence qui imposent leur manière de voir et dessinent le monde de demain. Ces Etats se trouvent, grosso modo, dans l’hémisphère Nord. Nous avons du pétrole, mais les experts en la matière auprès des décideurs sont toujours des étrangers. En raison de sa situation géographique, notre pays est parmi les plus arrosés du monde et pourtant, l’eau potable et l’électricité y sont des denrées rares. Nos matières premières sont cotées à l’étranger; elles sont transportées et assurées par des sociétés étrangères. La privatisation des entreprises publiques exigée par le Fonds monétaire international (F.m.i) dans certains Etats subsahariens longtemps sous ajustement structurel a profité aux entreprises européennes et multinationales, mais jamais aux entreprises nationales africaines.
Cette situation ne peut durer ad vitam aeternam, mais comment la modifier à notre avantage, si nous ne donnons à l’école toute l’importance qu’elle mérite?
Disposer d’un système éducatif performant
Notre grande ambition, aujourd’hui, doit être de disposer d’un système éducatif performant, sur l’ensemble du territoire national, en investissant, puissamment, dans le cadre de plans pluriannuels, dans la formation et le perfectionnement continu des enseignants qu’il convient de motiver davantage, la dotation de laboratoires et bibliothèques, ainsi que de tout matériel didactique moderne, la construction des écoles et logements des maîtres, partout où c’est nécessaire, la médecine et l’assistance sociale scolaires et universitaires. Investir dans l’Université, c’est promouvoir la recherche et l’innovation, ce qui est, assurément, le meilleur moyen de préparer le futur. Dans cet esprit, les relations entre l’éducation nationale et les entreprises doivent être améliorées, renforcées, afin que les formations répondent aux besoins de ces dernières qui accueilleront en stage, dans le cadre des cursus scolaires et universitaires, les élèves et étudiants que leur envoient les diverses structures d’éducation. Et dans la mesure où les entreprises sont intéressées par certaines recherches, elles devraient contribuer à leur financement.
En tout état de cause, la coopération entre l’Education nationale et les chambres consulaires est indispensable et mutuellement bénéfique. L’Etat doit la favoriser et l’accompagner. Comment parviendrons-nous à résoudre le problème lancinant du chômage des jeunes, si les centres de formation et les centres de production s’ignorent? Par ailleurs, l’Etat veillera à ce que dans la conception des programmes soit tenu compte des réalités locales et de l’environnement international. On ne peut qu’être surpris de constater que dans un pays où l’on aime la musique, la danse, le théâtre, le cinéma, ces arts soient ignorés des programmes de l’éducation nationale.
Pourtant, sous d’autres cieux, ce sont des arts majeurs et ils le sont effectivement! Il est vraiment difficile de vivre de son art sur place, parce que, tout simplement, les intellectuels congolais et nos compatriotes fortunés, à des rares exceptions, n’ont pas été initiés dans le domaine artistique. Nos enseignements doivent obéir aux exigences communément admises dans le monde de l’éducation, de façon à ce qu’il soit possible aux Congolais de poursuivre, aisément, leurs études, faire des recherches et parfaire leur formation à l’étranger, dans de grandes écoles, instituts et universités mondialement réputés. A l’aune de la mondialisation, notre système éducatif doit être compétitif, il ne saurait en être autrement.
Dans ce contexte, il est urgent que le métier d’enseignant retrouve ses lettres de noblesse, l’école redevienne attractive pour nos enfants, les parents d’élèves soient davantage impliqués dans son fonctionnement. Ces derniers doivent prendre conscience de leurs responsabilités dans la réussite ou l’échec scolaire de leurs enfants, afin de mieux accompagner ces derniers. Qu’ils s’approchent autant que possible des maîtres pour organiser avec eux, grâce à un dialogue fécond, le suivi des élèves à la maison. Tous les parents n’ont pas les ressources nécessaires pour réaliser le soutien scolaire régulier de leurs enfants hors de l’école et payer, en même temps, leur scolarité dans des établissements privés. Faisons en sorte que toutes les dispositions soient prises, au plus vite, afin que les élèves du primaire soient bien formés, ceux du secondaire aussi, pour que l’Université, haut lieu de l’esprit, accueille des étudiants vraiment aptes à faire des études supérieures généralement longues. Alors, les bourses seront effectivement méritées, et les professeurs seront heureux de travailler conformément aux us et coutumes universitaires et dans un confort relatif. L’amélioration des conditions de travail à l’université attirera davantage les étudiants et professeurs étrangers au Congo. Ainsi, l’Université contribuera au rayonnement de notre pays de par le monde.
Jusqu’ici, hélas! nous assistons, passifs, à l’inflation de diplômes acquis au mépris des canons pédagogiques, lesquels diplômes nuisent à la réputation de notre pays, avilissent leurs détenteurs, et les enseignants attentifs à la déontologie de leur profession sont décontenancés. Ils sont légion ces élèves et étudiants qui ont usurpé leurs parchemins et cela ne semble guère préoccuper le microcosme politique. La pollution de l’espace éducatif se poursuit dans l’indifférence générale. Pourtant, elle est l’une des causes principales du délabrement de notre administration publique où s’infiltrent des postulants avec de faux C.V. Le nombre d’élèves qui ne maîtrisent pas les fondamentaux de l’éducation l’école élémentaire, au collège et au lycée ne cesse de croître. L’illettrisme prend des proportions inquiétantes. Face à cette situation, une action appropriée, rapide et énergique s’impose de la part de la Puissance publique.
Ensemble, faisons de l’Education la grande cause nationale, car c’est bien à l’école et par l’école que se prépare l’avenir de tout pays et que naît l’espoir d’un monde meilleur.
Edouard EBOUKA-BABACKAS
Douanier à la retraite,
ancien Ministre.
Commentaire
Merci doyen BABACKAS ! Son nom résonne dans la mémoire des Congolais qui connurent le Congo florissant sous la présidence Massamba-Débat. Il fut un ministre que le Congo n’a jamais connu depuis son indépendance. Son article montre bien les axes prioritaires de base d’un pays à développer. Malheureusement DSN et “sa bande de 40 voleurs” ont passé leur temps à s’enrichir en détruisant tout à leur passage : plus d’école depuis trente ans, plus des dispensaires dans les villages, les quartiers et les écoles, plus d’hôpitaux, plus de logements, plus de transports en commun comme jadis avec la compagnie “Sata”, plus d’aliments sains pour les populations…. Et pourtant le pays n’a jamais été aussi riche ! Où va l’argent venu des recettes pétrolières ou des autres produits nationaux vendus aux occidents ? Le trésor public est pillé par les parents et les dignitaires du pouvoir toutes les secondes après la défaite de Lissouba !
Une absence de vision à long terme comme s’ils n’avaient jamais voyagé à travers le monde. Les routes doivent être construites pour l’éternité ou presque. On doit les entretenir jusqu’à l’éternité ! Il faut tenir compte de l’évolution de la population dans 25, 50 ou 100 ans pour éviter de reconstruire au même endroit la même chose, mais plutôt ailleurs pour densifier le réseau routier et ferroviaire ! La construction de la route nationale n°1 à deux voies au lieu d’en faire à quatre voies donc une autoroute est une absence de prévision séculaire ! Des exemplaires d’aberration sont nombreux dans les projets non-sens comme l’a souligné Maître Moudileno-Massengo sur Chemin d’avenir ou la Nouvelle espérance lors de l’interview de mon promotionnaire au lycée Savorgnan de Brazza Me Massengo-Tiassé. Personne n’y trouve à redire ! L’ancien instituteur devenu officiel guerrier a toujours raison !
BABACKAS n’a pas hôtel particulier de luxe ni 112 comptes bancaires en Occident, ni des parents pachas (épouse, enfants, neveux et petits-enfants) sur les rives du Congo et sur celles la Seine. DSN n’aime pas le Congo et les Congolais depuis qu’il avait quitté l’école normale de Dolisie pour arriver à son schéma diabolique, il va s’appuyer sur l’armée. Il assassina de nombreux citoyens innocents en 1972 (Boukaka….), 1977 (NGouabi, le cardinal Biayenda….) etc….et massacra massivement populations en 1997, 1998 et 1999 dans la région du Pool et à Owando avec les armes de la nation congolaise pour reconquérir son pouvoir perdu par la voie démocratique !
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