Le Congo a condamné les artistes à la misère : Trois “S” Jean Serge ESSOUS a rejoint son cadet PAMELO ce 25 novembre 2009 !

Posted 26/11/2009 by Dr LOUBELO
Categories: Politique

Jean-Serge Essous s’en est allé

L’une des figures emblématiques de la musique congolaise des deux rives et co-fondateur du groupe mythique Les Bantous de la capitale, Jean-Serge Essous, a tiré sa révérence, hier, à l’hôpital central des armées Pierre Mobengo de Brazzaville

Rendu célèbre grâce à ses nombreuses compositions, dont «Philosophie», ce virtuose du saxophone, qui a participé à la fondation d’ OK Jazz, en 1956, a démontré son talent pendant presque un demi-siècle au sein des Bantous de la capitale, une fierté nationale. Après une carrière riche et très mouvementée dans la musique congolaise, Jean-Serge Essous a reçu de nombreuses distinctions et a été désigné, en 2006, Artiste de l’Unesco pour la paix, en reconnaissance de sa contribution à la promotion des idéaux de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) à travers ses activités artistiques.

Né le 15 janvier 1935 à Mossendjo, Jean-Serge Essous est un musicien talentueux et travailleur qui a fait ses études primaires à l’école de Poto-Poto puis au collège de Dolisie. Par la suite, il s’inscrit à l’École technique de Brazzaville, section électricité. À l’issue de ses études techniques, il est engagé à l’IBM, à Brazzaville, où il rencontre les musiciens Jacques Pella, dit «Lamotha», et Marie-Isidore Diaboua, fondateur du Ballet national congolais. À l’âge de seize ans, en 1951, flûtiste, Jean-Serge est membre du Ballet Kongo dia Ntotila, avec ses amis Liberlin de Shoriba Diop, Jacques Pella, Marie-Isidore Diaboua et bien d’autres. Une année plus tard, en 1952, il intègre les Compagnons de la joie (CDJ), nouvelle formation musicale de Marie-Isidore Diaboua. Ce dernier, attentif à l’éclosion des nouveaux talents, apporte un sang nouveau au groupe, intègre cinq jeunes dans le CDJ. Il fait appel à Pandy Saturnin, Philippe Mouckouamy dit Mock, Kouka Celio, Kodia Bonanrd, Essous Jean-Serge, Lamotha et Mboko dit «Joker». Ces dernières années, il a participé au rayonnement de la musique congolaise à l’étranger lors d’événements culturels, tels que La nuit du Congo, et a pris part à plusieurs tournées et festivals marquant le cinquantenaire des Bantous de la capitale.

Commentaire : L’homme de tous les talents fondateur du mythique orchestre “Les bantous de la capitale” qui a bercé tous les Congolais et les Africains nous a quittés le 25 novembre 2009 dans un hôpital sans doute sous équipé avec un personnel mal payé, et un patient en profonde détresse par manque de moyens financiers !

Dans un pays où l’artiste n’a pas d’avenir pour vivre et faire vivre les siens, car tout artiste est condamné à vivre dans la misère jusqu’à sa disparition ! Le Congo pays riche n’a jamais instauré une politique culturelle digne de son nom. Pas de société de protection des droits d’auteur ! Seul le gouvernement Alphonse Massamba-Débat y avait songé. Les voleurs d’Oyo maîtres du pays et leurs valets du Sud ont enterré tous les artistes et sportifs congolais depuis plus 35 ans !  Beaucoup d’entre eux ont fui la misère pour regagner l’Occident. Quel gâchis !

Je suis très triste en écoutant sa dernière création “Ecce homo” et le peuple congolais aussi, la communauté africaine et antillaise sont tristes. Je vous conseille de l’acheter pour mesurer la profondeur de sa vision de la vie sur terre.

Mes condoléances à sa famille. Ton oeuvre est ta présence éternelle parmi les survivants au Congo et ses fans au monde !

Une image choquante d’un citoyen incarcéré à la maison d’arrêt de Brazzaville

Posted 21/11/2009 by Dr LOUBELO
Categories: Politique

Qui est cet homme ? Le reconnaissez-vous ? Où est-il en ce moment ? Pourquoi ?

C’est le Général MBaou, notre ami, prisonnier du pouvoir de Brazzaville depuis le 21 juillet 2009.  rentré au Congo après un exil imposé par DSN, il a cru qu’il était temps de regagner sa terre natale puisque tout le monde parle de la paix. Et il a osé…. Le voilà prisonnier du système. Pourquoi ?

Ce qui lui est arrivé peut arriver aussi à tout Congolais critiquant démocratiquement le pouvoir de DSN, comme je le fais ici. Tout citoyen en démocratie doit donner son avis sur le fonctionnement de la cité et le comportement de ceux qui la dirigent. Mais dans le cas du Congo, il vaut mieux chanter des louanges pour ce pouvoir tribalo-clanique et familial sans projet pour le peuple congolais.

Nous demandons qu’il soit libéré sans délai. Le Congo doit respecter les chartes et conventions sur les droits de l’homme qu’il a ratifiées.

Un appel est lancé par la diaspora congolaise. Pour le lire et intervenir, cliquez ici ! Merci.

DSN : La politique anti-Congolais et anti-Congo continue chaque jour, quel chemin de croix pour le peuple congolais !

Posted 21/11/2009 by Dr LOUBELO
Categories: Politique

Le chemin d’avenir jonchées de  misères. En voici quelques exemples :

Une manière peu coûteuse de rendre Brazzaville propre

Les Brazzavillois habitant les zones insalubres, excellent dans le génie de la salubrité au quotidien. Que font-ils ? Dès qu’il pleut dans la ville et que les eaux commencent à ruisseler dans les canalisations, ils se frottent les mains. Munis de fourches, de râteaux ou de pelles, ils se débarrassent des immondices qui jonchent les alentours de leurs habitations, en les noyant, à la sauvette, dans les flots d’eau en furie. Des ménagères même, n’hésitent pas, elles aussi, de jeter des décharges ordurières et fécales dans les canalisations qui grouillent d’eau boueuse. En tout cas, tant pis pour les endroits où ces immondices pourront échouer, en aval du caniveau. Ces citoyens préfèrent être trempés jusqu’aux os, pourvu qu’ils réussissent à écouler leurs ordures. Ainsi faisant, ils sont assurés qu’à la fin de la pluie, toute saleté, en particulier les sachets, est balayée de leurs abords. De Poto-Poto à Talangai, c’est ainsi qu’on agit, en l’absence des véhicules de la voierie urbaine. Ça ne coûte rien, sinon que des risques de coups de froid et de noyade pour les tout-petits. Il faut le faire !

Un voisinage peu convenable pour la cour constitutionnelle à Brazzaville

L’immeuble pimpant du siège de la cour constitutionnelle, sur le boulevard général Alfred Raoul, à Brazzaville, a comme voisins, derrière, des taudis en tôle qui contrastent énormément avec le paysage qu’on voit en passant sur le boulevard. Il suffit, en effet, d’emprunter la rue qui longe le chemin de fer pour voir ce spectacle d’un autre âge. Des baraquements en tôle où vivent des familles pauvres. Qui pensera construire des logements dignes pour ces familles, afin d’être de bon voisins du siège de la cour constitutionnelle? Bien malin qui répondra à cette question.

Jusque-là, aucune personne de bonne volonté ne lui a volé au secours

Rien n’a changé, jusque-là, dans le quotidien de cette Congolaise et sa famille qui ont élu domicile au milieu d’une décharge publique, en amont du pont de Mikalou, à Talangai, le sixième arrondissement de Brazzaville. Depuis les vacances dernières où nous avons fait écho de cette situation préoccupante, il semble qu’aucune personne de bonne volonté n’a volé au secours de cette femme. Elle partage encore un taudis en tôle avec ses enfants. Et quand on sait que c’est présentement la saison des pluies, on a de la peine à imaginer comment elle s’abrite contre la pluie, quand on voit le toit de son taudis émaillés de trous.
Sans commentaires parce que la réalité dépasse la fiction au Congo, pays pétrolier ayant des responsables politiques les plus riches d’Afrique et même du monde !

(Article extrait de l’Hebdomadaire : La semaine africaine du 17 novembre 2009)

Allocution du Dr LOUBELO lors de la manifestation de la diaspora congolaise à Paris le 14 novembre 2009

Posted 18/11/2009 by Dr LOUBELO
Categories: Politique

Bonjour chers amis,

Il y a restauration d’un mécanisme lorsque celui-ci a existé et satisfait tous les utilisateurs et qui trouvent un intérêt à ce que ce mécanisme soit de nouveau rétabli pour l’intérêt de tous ou de la majorité. La restauration d’un mécanisme, c’est donc son rétablissement.

Rappel historique

Dans le cas de notre pays le Congo, le mécanisme dont il est question est la démocratie. Il a en effet existé, et pratiqué dans notre société, nos aînés ont vécu cette période avant l’indépendance. Le multipartisme et le suffrage universel ont bel bien existé avant la naissance de la République et aux premières de la création de notre République. Puis ce processus qui allait s’ancrer dans les mœurs des Congolais a été interrompu par le premier gouvernement du Congo et son président l’abbé Fulbert Youlou, en proposant de passer au parti unique. La révolution de 1963 balayera le plan antidémocratique. Le gouvernement des Marxistes de Massamba-Débat réveillera ce plan dès octobre 1963. Le Congo vivra sous le monopartisme jusqu’au début de l’année 1990.

C’est la Conférence nationale souveraine de 1990 qui va restaurer la vie démocratique au Congo-Brazzaville. Elle a permis d’aboutir à une élection démocratique libre de Pascal Lissouba (ancien marxiste) en août 1992 et la chute de l’homme fort du pouvoir de Brazzaville marxiste et fidèle continuateur de l’œuvre de Marien N’Gouabi. C’est que j’appelle la première restauration de la vie démocratique. Malheureusement ce processus est brutalement interrompu par Sassou le perdant à cette dernière élection présidentielle de juillet 1992 : C’est dans le sang qu’il reprend le pouvoir lors du coup d’état le 5 juin 1997. Il va abroger la constitution de 1991. Sassou se fait rédiger une nouvelle constitution sur pour remplacer son acte fondamental de premiers moments de gestion du Congo. La suite de la vie politique du Congo nous la connaissons tous jusqu’au 12 juillet 2009 : La mascarade électorale. Car le président très mal élu n’a pas reçu de lettres de félicitation de toute la communauté internationale !

Problématique : Pourquoi faut-il une restauration de la démocratie au Congo ?

Je vais y répondre, et sachez que je la qualifie de deuxième restauration et sans doute de dernière du processus démocratique au Congo. Quels sont donc les éléments à partir desquels je me suis interrogé et que je vous demande de vous interroger aussi depuis le premier septennat en 2002 et le second qui a commencé le 12 juillet 2009 jusqu’en 2016 ? Les preuves de la violation de la constitution du 20 janvier 2002 Les preuves sont tellement nombreuses que je vais vous citer quelques unes les plus marquantes pour ne pas choquantes pour la conscience collective des démocrates congolais et du monde. La constitution du 20 janvier 2002, taillée sur mesure afin que tous les pouvoirs de l’état soient concentrés dans les mains du vainqueur de la guerre contre le peuple congolais et le Congo le 5 juin 1997, je relève que :

- Dans l’article 9 (chapitre II : Des droits et libertés fondamentaux), il est écrit ceci : « La liberté de la personne humaine est inviolable. Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui garantissant les droits de la défense. Tout acte de torture, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant est interdit ».

- Dans l’article 16 : “Tout citoyen a le droit de circuler librement sur le territoire national. Il a le droit de sortir librement du territoire national, s’il ne fait l’objet de poursuites pénales, et d’y revenir”.

- Dans l’article 53 (chapitre IV : Des partis politiques) : Il est écrit : « Les partis politiques sont reconnus conformément à la Constitution et à la loi ».

- Dans l’article 54 : ” L’Etat concourt au financement des partis politiques. La loi détermine les conditions et les modalités de financement des partis politiques”.

- Dans l’article 72 (chapitre V : Du pouvoir exécutif) : Il est écrit : « Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout autre mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire, et de toute activité professionnelle”.

- Dans l’article 73 : que : « … Le Président de la République occupe une résidence officielle ».

- Dans l’article 92 (chapitre VI : Du pouvoir législatif) : « La durée du mandat des députés est de cinq ans. Ils sont rééligibles. La durée du mandat des sénateurs est de six ans. Le Sénat est renouvelable tous les trois ans de moitié par tirage au sort ».

- Dans l’article 144 (chapitre IX : La Cour constitutionnelle) : « Il est institué une Cour constitutionnelle. La Cour constitutionnelle comprend neuf membres dont le mandat est de neuf ans renouvelable. Elle se renouvelle par tiers tous les trois ans ».

En conclusion, compte tenu de ce qui précède, vous constatez tous et nous constatons que tous les articles énumérés ici sont violés. Que la constitution de 2002 conçue sur mesure afin que le pouvoir soit personnalisé et personnifié, est constamment violée dans le premier de son application jusqu’à nos jours. Les malheureux événements concernant les membres de l’opposition après un scrutin déroulé dans la paix sont une preuve supplémentaire de cette violation permanente. C’est pour cela nous Congolais de la diaspora réunie au sein de Codicord (Conseil de la diaspora congolaise pour la restauration de la démocratie), nous sommes déterminés plus que jamais dans la lutte pour qu’il y ait avant la fin de ce septennat la deuxième et dernière restauration de la démocratie au Congo. Et ceci pour toujours ! Nous vous demandons de ne pas ménager vos efforts tous les jours pour que la démocratie universelle ne soit pas un rêve mais plutôt une réalité congolaise aujourd’hui, maintenant, demain et à jamais. Aucun moyen ne doit être écarté pour aider le peuple congolais à y arriver grâce à vous, membres de la diaspora en nous mobilisant davantage, en informant notre peuple par les différents canaux et en sollicitant le concours la communauté internationale.

Je vous remercie. (pour la vidéo, cliquez ici !)

Bilan de la dictature de DSN sur les Citoyens congolais depuis le 12 juillet 2009 après sa mascarade électorale :

- Notre ami le Général MBaou, membre fondateur de Codicord a été arrêté et incarcéré à la maison d’arrêt de Brazzaville. Sans jugement, il y croupit !

- Gilbert Nsoungissa Moulangou a été arrêté et incarcéré à la maison d’arrêt pendant de nombreux mois sans jugment, puis interdit de quitter le territoire national. Il a été récemment libéré. Il a témoigné à la manifestation du 14 novembre 2009.

- Tous les membres de l’opposition congalaise ont été interdits de mouvements à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national. La mesure vient d’être levée.

- DSN n’a pas présenté son patrimoine au peuple congolais en fin du dernier mandat et au début du nouveau mandat !

- DSN n’a toujours pas renouvelé le tiers de membres de sa cour constituttionnelle ni de son sénat. Ce sont les mêmes qui y siègent depuis le premier septennat et le second qui vient de commencer.

etc…