Bonjour chers amis,
Il y a restauration d’un mécanisme lorsque celui-ci a existé et satisfait tous les utilisateurs et qui trouvent un intérêt à ce que ce mécanisme soit de nouveau rétabli pour l’intérêt de tous ou de la majorité. La restauration d’un mécanisme, c’est donc son rétablissement.
Rappel historique
Dans le cas de notre pays le Congo, le mécanisme dont il est question est la démocratie. Il a en effet existé, et pratiqué dans notre société, nos aînés ont vécu cette période avant l’indépendance. Le multipartisme et le suffrage universel ont bel bien existé avant la naissance de la République et aux premières de la création de notre République. Puis ce processus qui allait s’ancrer dans les mœurs des Congolais a été interrompu par le premier gouvernement du Congo et son président l’abbé Fulbert Youlou, en proposant de passer au parti unique. La révolution de 1963 balayera le plan antidémocratique. Le gouvernement des Marxistes de Massamba-Débat réveillera ce plan dès octobre 1963. Le Congo vivra sous le monopartisme jusqu’au début de l’année 1990.
C’est la Conférence nationale souveraine de 1990 qui va restaurer la vie démocratique au Congo-Brazzaville. Elle a permis d’aboutir à une élection démocratique libre de Pascal Lissouba (ancien marxiste) en août 1992 et la chute de l’homme fort du pouvoir de Brazzaville marxiste et fidèle continuateur de l’œuvre de Marien N’Gouabi. C’est que j’appelle la première restauration de la vie démocratique. Malheureusement ce processus est brutalement interrompu par Sassou le perdant à cette dernière élection présidentielle de juillet 1992 : C’est dans le sang qu’il reprend le pouvoir lors du coup d’état le 5 juin 1997. Il va abroger la constitution de 1991. Sassou se fait rédiger une nouvelle constitution sur pour remplacer son acte fondamental de premiers moments de gestion du Congo. La suite de la vie politique du Congo nous la connaissons tous jusqu’au 12 juillet 2009 : La mascarade électorale. Car le président très mal élu n’a pas reçu de lettres de félicitation de toute la communauté internationale !
Problématique : Pourquoi faut-il une restauration de la démocratie au Congo ?
Je vais y répondre, et sachez que je la qualifie de deuxième restauration et sans doute de dernière du processus démocratique au Congo. Quels sont donc les éléments à partir desquels je me suis interrogé et que je vous demande de vous interroger aussi depuis le premier septennat en 2002 et le second qui a commencé le 12 juillet 2009 jusqu’en 2016 ? Les preuves de la violation de la constitution du 20 janvier 2002 Les preuves sont tellement nombreuses que je vais vous citer quelques unes les plus marquantes pour ne pas choquantes pour la conscience collective des démocrates congolais et du monde. La constitution du 20 janvier 2002, taillée sur mesure afin que tous les pouvoirs de l’état soient concentrés dans les mains du vainqueur de la guerre contre le peuple congolais et le Congo le 5 juin 1997, je relève que :
- Dans l’article 9 (chapitre II : Des droits et libertés fondamentaux), il est écrit ceci : « La liberté de la personne humaine est inviolable. Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui garantissant les droits de la défense. Tout acte de torture, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant est interdit ».
- Dans l’article 16 : “Tout citoyen a le droit de circuler librement sur le territoire national. Il a le droit de sortir librement du territoire national, s’il ne fait l’objet de poursuites pénales, et d’y revenir”.
- Dans l’article 53 (chapitre IV : Des partis politiques) : Il est écrit : « Les partis politiques sont reconnus conformément à la Constitution et à la loi ».
- Dans l’article 54 : ” L’Etat concourt au financement des partis politiques. La loi détermine les conditions et les modalités de financement des partis politiques”.
- Dans l’article 72 (chapitre V : Du pouvoir exécutif) : Il est écrit : « Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout autre mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire, et de toute activité professionnelle”.
- Dans l’article 73 : que : « … Le Président de la République occupe une résidence officielle ».
- Dans l’article 92 (chapitre VI : Du pouvoir législatif) : « La durée du mandat des députés est de cinq ans. Ils sont rééligibles. La durée du mandat des sénateurs est de six ans. Le Sénat est renouvelable tous les trois ans de moitié par tirage au sort ».
- Dans l’article 144 (chapitre IX : La Cour constitutionnelle) : « Il est institué une Cour constitutionnelle. La Cour constitutionnelle comprend neuf membres dont le mandat est de neuf ans renouvelable. Elle se renouvelle par tiers tous les trois ans ».
En conclusion, compte tenu de ce qui précède, vous constatez tous et nous constatons que tous les articles énumérés ici sont violés. Que la constitution de 2002 conçue sur mesure afin que le pouvoir soit personnalisé et personnifié, est constamment violée dans le premier de son application jusqu’à nos jours. Les malheureux événements concernant les membres de l’opposition après un scrutin déroulé dans la paix sont une preuve supplémentaire de cette violation permanente. C’est pour cela nous Congolais de la diaspora réunie au sein de Codicord (Conseil de la diaspora congolaise pour la restauration de la démocratie), nous sommes déterminés plus que jamais dans la lutte pour qu’il y ait avant la fin de ce septennat la deuxième et dernière restauration de la démocratie au Congo. Et ceci pour toujours ! Nous vous demandons de ne pas ménager vos efforts tous les jours pour que la démocratie universelle ne soit pas un rêve mais plutôt une réalité congolaise aujourd’hui, maintenant, demain et à jamais. Aucun moyen ne doit être écarté pour aider le peuple congolais à y arriver grâce à vous, membres de la diaspora en nous mobilisant davantage, en informant notre peuple par les différents canaux et en sollicitant le concours la communauté internationale.
Je vous remercie. (pour la vidéo, cliquez ici !)
Bilan de la dictature de DSN sur les Citoyens congolais depuis le 12 juillet 2009 après sa mascarade électorale :
- Notre ami le Général MBaou, membre fondateur de Codicord a été arrêté et incarcéré à la maison d’arrêt de Brazzaville. Sans jugement, il y croupit !
- Gilbert Nsoungissa Moulangou a été arrêté et incarcéré à la maison d’arrêt pendant de nombreux mois sans jugment, puis interdit de quitter le territoire national. Il a été récemment libéré. Il a témoigné à la manifestation du 14 novembre 2009.
- Tous les membres de l’opposition congalaise ont été interdits de mouvements à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national. La mesure vient d’être levée.
- DSN n’a pas présenté son patrimoine au peuple congolais en fin du dernier mandat et au début du nouveau mandat !
- DSN n’a toujours pas renouvelé le tiers de membres de sa cour constituttionnelle ni de son sénat. Ce sont les mêmes qui y siègent depuis le premier septennat et le second qui vient de commencer.
etc…
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