Peuple congolais, pouvez-vous être fiers d’avoir un faux “chef d’état” classé parmi les plus grands dictateurs du monde ?
SASSOU NGUESSO dans le top 10 des dictateurs les mieux élus au monde
par Grégoire Fleurot
Pas si facile d’avoir 90% des suffrages, même quand on est dictateur; Des scores à faire pâlir même les anciens dirigeants de l’Est. Le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali a été réélu sans surprise dimanche 28 octobre pour un cinquième mandat sur un score triomphal de 89,62%. Ils sont vieux, sont au pouvoir depuis des dizaines d’années et peuvent tous se targuer d’avoir été plébiscités à la tête de leur pays: voici le classement des 10 dictateurs encore en activité les mieux élus au monde. A noter que certaines dictatures ne s’embarrassent pas de simulacres de démocratie. Elles n’entrent pas dans ce classement. Les dirigeants qui ne sont pas à la tête de régimes autoritaires ne sont pas davantage inclus dans le classement.
Pour comparaison, l’ancien président français Jacques Chirac aurait figuré à la 6e place avec ses 82,21% au deuxième tour de 2002.
- 10e – Paul Biya, Cameroun: 70,92% A la tête du pays depuis 27 ans, il est réélu pour un nouveau septennat en 2004. Le procès verbal d’un bureau de vote de Douala indiquait un score de 106% [PDF] en faveur du candidat président.
- 9e – Denis Sassou Nguesso, Congo Brazzaville: 78,61% Réélu le 12 juillet 2009 avec un taux de participation de plus de 20%, malgré le boycott de l’opposition très suivi à 90%. Les listes électorales utilisées sont celles de 2002. Des journalistes de France 24 et de la BBC sont molestés pendant les élections.
- 8e – Emomalii Rahmon, Tadjikistan: 79,3% Réélu pour son troisième mandat en 2006 dans des élections boycottées par trois partis d’opposition, qui rejettent notamment les changements constitutionnels lui ayant permis de se représenter. Aucun de ses adversaires ne l’a critiqué publiquement pendant la campagne.
- 7e – Blaise Compaoré, Faso Burkina: 80,35% Réélu face à 12 autres candidats en 2005, il est président depuis 1987. L’opposition avait déclaré son souhait de se représenter en 2005 comme anticonstitutionnel à cause d’un amendement passé en 2000, limitant un président à deux mandats. Mais le conseil constitutionnel a jugé que Compaoré étant un président en exercice en 2000, l’amendement ne pouvait pas prendre effet avant la fin de son second mandat.
- 6e – Robert Mugabe, Zimbabwe: 85,5% En 2008, après un premier tour serré et un score indigne du Top 10 (seulement 43,2% contre 47,9% à Morgan Tsvangirai), Mugabe redresse la barre au second tour et reste à la tête du pays qu’il dirige depuis 1980. La participation est de 42%. A noter qu’il était alors le seul candidat, Tsvangirai s’étant retiré entre les deux tous pour cause de violences contre les sympathisants de son parti.
- 5e – Islom Karimov, Ouzbékistan: 88,1% Réélu en 2007, il fait moins bien que son précédent score de 91,6% en 2000. Trois autres candidats alternatifs participaient au scrutin, mais ils ont tous soutenu implicitement la candidature de leur «rival» Karimov. Il est le seul président que le pays ait connu depuis l’indépendance en 1991.
- 4e – Hosni Moubarak, Egypte: 88,6% Il remporte la première présidentielle multipartite du pays en 2005 avec une faible participation, 23%. Au pouvoir depuis 28 ans, il est en baisse de régime: il gagné en 1987, 1993 et 1999 avec des scores supérieurs à 95%.
- 3e – Zine el-Abidine Ben Ali, Tunisie: 89,62% C’est donc le dernier élu du Top 10, où il perd une place. Pour son 5e mandat, il a fait moins bien que lors des deux dernières élections, en 1999 et 2004, où il avait dépassé les 90%. Il est au pouvoir depuis 22 ans. Il a remporté 99% des suffrages dans deux des 26 régions du pays, et au moins 54% dans les autres.
- 2e – Noursoultan Nazarbaïev, Kazakhstan: 91% Le premier et seul président de l’histoire du Kazakhstan a été réélu en 2005, lors d’un scrutin qualifié par l’OSCE de non conforme aux normes internationales en matière d’élections démocratiques. Mais Nazarbaïev est soutenu par la communauté internationale, qui applaudit la santé économique du Kazakhstan. Lors de la campagne, l’ancien ministre et principal opposant de Nazarbaïev, Zamanbek Nurkadilov, est retrouvé mort à son domicile, gisant avec deux balles dans la poitrine et une dans la tête. La justice a conclu à un suicide pour raisons familiales.
- 1er – Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Guinée Equatoriale: 97,1 % Au pouvoir depuis 1979, c’est le dictateur le mieux élu du monde. En plus de son score impressionnant, il peut se targuer d’une légitimité sans conteste: la participation était officiellement de 98%. La mission d’observation francophone de l’élection a écrit dans son rapport: «Le retrait des candidats de l’opposition dès 11 h du matin le jour même du scrutin au motif du vote public dans 90% des bureaux de vote du pays et d’autres graves irrégularités a été une bonne illustration finale de la principale caractéristique d’un scrutin pluraliste certes, mais très peu concurrentiel.»
Commentaire personnel
C’est l’image du Congo classé parmi les derniers des pays les plus pauvres du monde et aussi parmi les premiers des plus corrompus de la planète. Le Congo qui fut le plus où le taux de scolarité était le plus élevé est au fond des abîmes. Tous ces classements ont été obtenus sous DSN, l’ancien instituteur devenu officier génocidaire suivant les pas de son modèle Hitler ! Jamais élu ni réélu, il se donne tous les pouvoirs grâce aux complices dans l’armée (tous les officiers supérieurs sont MBochis ou issus de la Cuvette) et parmi les juges, tous très corrompus. Ils ont les salaires les plus élevés de la fonction publique. A cela il faut ajouter les nombreux pourboires pour des services rendus au général génocidaire de la population d’Owando, du Pool etc… ! Ils sont les plus nantis dans un pays où la pauvreté et la misère côtoient le peuple à la cité et se lisent dans le regard du citoyen du plus jeune au vieillard !
Congolais, allez-vous supporter encore 7 ans de cauchemar jusqu’en 2016 ? La réponse est courte : c’est non ! Seul un coup d’état restaurateur de démocratie permettrait au peuple congolais de retrouver son pouvoir confisqué depuis le 5 juin 1997 dans le sang !