L’humiliation continue : l’expulsion rocambolesque d’une lycéenne congolaise arrachée à sa mère et débarquée seule sans bagages à Brazzaville !

Expulsion ou départ volontaire ? Controverse autour du retour à Brazzaville d’une lycéenne congolaise Nanette Alanhi Bangofa, lycéenne congolaise de 19 ans vivant à Paris, dans le 10e arrondissement, aurait été expulsée de façon expéditive vers le Congo-Brazzaville le 21 octobre, suite à un contrôle d’identité alors qu’elle se rendait à son cours. Ce retour provoque une polémique en France surtout après la récente expulsion d’immigrés afghans vers leur pays d’origine. Deux versions divergent sur ce retour : celle de la préfecture de police de Paris et celle des associations militant pour la sauvegarde et le respect des droits des étrangers en France. Pour la préfecture de police, la jeune lycéenne a « effectué le 21 octobre, le jour de son vol pour Brazzaville, une démarche volontaire auprès de l’Office français de l’immigration et de l’intégration pour bénéficier d’une aide au retour. » Selon l’administration, elle a donc été raccompagnée volontairement vers son pays d’origine avec trois cents euros de prime au retour. Cette thèse est fragilisée par l’absence de préparation du voyage de la jeune Congolaise. Selon certains témoignages, elle aurait pris l’avion avec son seul sac de cours et deux euros en poche. Faisant bloc, la mère de la jeune fille et l’association Réseau éducation sans frontières affirment qu’il s’agit bien d’une expulsion, cette « démarche volontaire » résultant d’une situation confuse. En effet, la jeune élève se rendait aux cours au moment des faits ; suite à un contrôle d’identité intervenu Gare du nord et parce qu’elle était en possession de son passeport, elle a été conduite directement à l’aéroport pour Brazzaville via Casablanca, sans respect des procédures administratives préalables à une expulsion. Nanette a prévenu sa mère, ignorante des faits, seulement à son arrivée à Casablanca. Arrivée mineure en France en 2007, Nanette Alanhi Bangofa était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français délivrée en septembre par la préfecture de police de Paris, après une demande de délivrance de carte de séjour restée infructueuse. Sa mère travaille en France et possède une carte de résident de dix ans. Son père est décédé. Il est à noter que l’ambassade du Congo en France n’a pas été informée par les autorités françaises de cette procédure d’expulsion, alors que la jeune femme avait bien justifié de sa nationalité congolaise.

Article issu des Dépêches de Brazzaville du 261009

Commentaire personnel

SI le Congo avait des responsables dignes, et défenseurs des intérêts de ses ressortissants à travers le monde, cette explusion d’une jeune fille séparée de sa mère devrait les mobiliser; elle pourrait engendrer la suspension des relations diplomatiques pour cause de violation des droits humains élémentaires dans un pays ami qui a ratifié plusieurs traités internationaux en matière de droits de l’homme. Le silence des autorités de Brazzaville signifie que les ressortissants congolais sont abandonnés à leur triste sort au monde. Ils n’ont pour défenseur de leurs intérêts que les associations locales des droits humains à défaut de Dieu ! Cette humiliation ne choque pas ces responsables politiques qui ne pensent qu’à leur propre vie pour ne pas dire de survie politique ! Le sort des Congolais n’est pas le leur. “Chacun pour soi, Dieu pour tous” chantent-ils en choeur aussi à Oyo qu’à Brazzaville ! Et dire que c’est le pouvoir de DSN qui a provoqué l’exil massif des Congolais de tout âge depuis la chute de la vraie démocratie instaurée par la célèbre conférence nationale souveraine en 1991. La vengeance de DSN a été sans pitié envers le peuple congolais et le Congo dès le 5 juin 1997 à nos jours.

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2 Comments on “L’humiliation continue : l’expulsion rocambolesque d’une lycéenne congolaise arrachée à sa mère et débarquée seule sans bagages à Brazzaville !”


  1. Bonjour,

    En effet, le pouvoir politique Congolais, ne fait rien pour cette jeune fille expulsée et livrée à elle-même, sans un sou vaillant à Brazzaville.

    L’ambassade de France à Brazzaville , à bien reçu sa demande de visa, elle y a déposé son passeport depuis maintenant quatre jours à l’heure ou j’ai écris ces lignes; et depuis elle attends d’être recontactée.

    Nous avons ici monté une association et comité de soutien pour l’aider… voici l’adresse du site : http://www.nanette–siegfried.org

    Si vous avez quelques appuis politiques pour l’aider et que vous soyez de bonne volonté,aidez là.

    Car sa situation ne pourra pas durer éternellement…
    Sans familles, sans amis, sans un sou, que peut bien faire une jeune fille de 19 ans dans une grande capitale pour survivre????

  2. Dr LOUBELO Says:

    Samedi 14 Nov, la diaspora congolaise se réunit de 13h30 à 17h à l’hôtel Kyriad sis au 15 rue Baron Le Roy 75012 Paris (métro ligne 14, station Cour Saint-Emilion). C’est l’occasion de l’interpeller et par la même occasion les autorités politiques congolaises(par médias interposés).


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