Les nouveaux prisonniers à résidence surveillée de DSN s’écrasent devant sa dictature au lieu de lui déclarer la guerre des tranchées !

“A vaincre sans périls, on triomphe sans gloire”, c’est la devise des vrais démocrates !
C’est la mienne et j’en suis un !

FRONT DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE

F.P.O.C.

     COLLEGE DES PRESIDENTS

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     BUREAU DU COLLEGE

        DES PRESIDENTS

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           PRESIDENCE

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  N°  040/FPOC/CP/BCP/PR

Le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) vient à vous, par la présente, vous présenter ses compliments et vous exprimer sa grande préoccupation face aux mesures d’interdiction de sortie du territoire national, d’assignation à résidence à Brazzaville et d’interpellation des responsables du Front par les services de sécurité.

Le 14 août 2009, vous avez pris l’engagement solennel, devant le parlement réuni en congrès et en présence de plusieurs de vos pairs africains, de défendre et de respecter la Constitution, les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques.

 Or, le soir même de la prestation de votre serment, l’ancien Premier ministre Ange Edouard POungui, a été interdit de sortir du territoire national alors qu’il avait un visa en règle et un billet d’avion pour se rendre en France.

Le 15 août 2009,  monsieur Alain Akouala Atipault, à l’époque porte-parole du gouvernement, avait déclaré sur les antennes de RFI que la mesure d’interdiction de sortie du territoire était une mesure générale, valable uniquement pour la période de la fête de l’indépendance. Le 16 août, Ange Edouard POUNGUI, s’est vu, une fois de plus, refuser la sortie du territoire national.

Le 17 août, le Général à la retraite, Emmanuel Ngouolondelé-Mongo, président du Parti pour l’Alternance Démocratique ( PAD), un parti membre du Front, qui voulait se rendre en France, a, lui aussi été interdit de sortie du territoire.

 Aujourd’hui, ces mesures d’interdiction de sortie du territoire ont été étendues à une interdiction de quitter la ville de Brazzaville. Dans ce cadre, le vendredi 4 septembre 2009, l’ancien Premier ministre Ange Edouard Poungui et le Secrétaire Général de l’UPADS, Pascal Tsaty Mabiala, qui se rendaient à Dolisie pour participer aux assises du Bureau Politique de ce parti, ont été refoulés à l’aéroport de Maya-Maya, au motif qu’ils sont interdits de quitter la ville de Brazzaville. Dans le même registre, le 15 septembre, le Général Emmanuel Ngouolondelé-Mongo a été empêché de se rendre à Gamboma, son village.

Jusqu’à ce jour, aucune notification officielle n’a été faite aux responsables de FPOC sur ces interdictions et sur les faits qui leur sont reprochés. Dans une interview dans le numéro 811 du journal « Les Dépêches de Brazzaville », monsieur Alain Akouala Atipault a révélé qu’une enquête était ouverte par le procureur de la République contre les responsables du Front à propos de la marche effectuée  par l’opposition le 15 juillet dernier, marche qui selon lui, constituait un trouble à l’ordre public.

Dans la même veine, le journal « Le Patriote », a écrit dans son numéro 033  du 27 juillet 2009, que « la marche du 15 juillet, organisée par l’opposition visait à renverser les institutions de la République » avant d’ajouter « cette affaire au relent de putsch, fait actuellement l’objet d’une enquête ».  Ces révélations de monsieur Alain Akouala Atipault et du journal « Le Patriote », laissent apparaître que la marche pacifique de l’opposition le 15 juillet dernier, serait le mobile des mesures qui frappent aujourd’hui les responsables de l’opposition.

Faut-il le rappeler, la marche pacifique effectuée le 15 juillet dernier par l’opposition, avait pour objet de protester contre l’interdiction par le pouvoir, de la conférence de presse, suivie d’un meeting en salle programmée ce jour-là au Palais du parlement par les candidats de l’opposition à l’élection présidentielle, conférence de presse autorisée par le préfet du département de Brazzaville.

Nous ne le dirons jamais assez, l’opposition n’avait pas prévu de marche le 15 juillet. C’est pour exprimer leur désapprobation de l’interdiction arbitraire par le pouvoir,  de la conférence de presse des candidats de l’opposition et de l’encerclement du Palais du parlement  par la garde présidentielle, que, spontanément, les militants et sympathisants de l’opposition avaient décidé de faire une marche pacifique,  le long de l’avenue des trois martyrs, jusqu’au rond-point Moungali.  La preuve en est que certains responsables de l’opposition non informés n’y ont pas participé.

Du reste, au cours de la marche, les militants et sympathisants de l’opposition n’ont  posé aucun acte de nature à troubler l’ordre public. C’est au contraire un contingent d’éléments armés qui s’est mis à lancer des grenades lacrymogènes et à effectuer des tirs de sommation à balles réelles en l’air, pour disperser le cortège.  Profitant du fracas des détonations, un élément en civil, reconnu comme faisant partie d’un groupe contrôlé par le pouvoir, a tiré à balles réelles horizontalement en direction des responsables du Front, blessant deux militants.  D’où vient alors que le pouvoir prenne  prétexte de cette marche pacifique pour interdire de sortie du territoire, assigner à résidence et envisager des poursuites judiciaires contre les responsables du Front ?

Pour tenter de faire croire que l’opposition cherchait à renverser les institutions de la République au moyen d’un coup d’Etat, les services de sécurité, après avoir procédé à l’arrestation, l’interrogatoire et l’incarcération des militaires que le Haut Commandement des Forces Armées Congolaises (FAC) avait mis à la disposition des candidats de l’opposition, recherchent frénétiquement, moyennant de fortes sommes d’argent, de faux témoins contre l’opposition.  Dans ce noir dessein, un colonel de la police nationale a effectué deux missions à Mossendjo, Dolisie et Nkayi les 5 et 14 août, pour rencontrer certains militants de l’opposition et certains ex-combattants à qui il a remis de l’argent pour obtenir d’eux de faux témoignages sur le prétendu complot de l’opposition. A Brazzaville, deux faux témoins recrutés dans les conditions indiquées supra, ont été confrontés à un président  d’un parti du Front.

Le lundi 7 et le mercredi 9 septembre 2009, monsieur Paul Marie Mpouelé, président du Rassemblement des Jeunes Patriotes (RJP), a été entendu dans les locaux de la gendarmerie nationale. Le mardi 15 septembre, ce fut le tour du général Emmanuel Ngouolondélé-Mongo. Le mercredi 16 septembre, celui de monsieur Guy Romain Kimfoussia, ancien  président du  Front, président de l’UDR/Mwinda. De sources dignes de foi, d’autres responsables du FPOC seront entendus dans les prochains jours.

Que cherche le pouvoir ?

A l’issue de l’élection présidentielle, le FPOC a fait preuve de beaucoup de sagesse politique, contrairement à ce qui se passe sous d’autres cieux africains confrontés à la même situation de contestation électorale.

Les mesures d’interdiction de sortie du territoire, d’assignation à résidence et d’interpellation des responsables du Front par les services de sécurité, prises en violation des articles 16 et 21 de la Constitution du 20 janvier 2002,  ne sont pas de nature à préserver le climat de paix chèrement retrouvé dans notre pays, après les guerres civiles à répétition que le Congo a connues en 1993, 1994, 1997, 1998 et 1999.

C’est pourquoi, le FPOC, farouchement attaché à la paix, à l’unité et à la concorde nationales, soucieux d’éviter au peuple congolais de nouveaux drames, vous prie très respectueusement, Excellence monsieur le président, de bien vouloir lever les mesures qui frappent injustement les responsables du FPOC. La paix nationale est à ce prix.

Nous comptons sur votre sens de l’Etat et les engagements pris dans votre serment le 14 août 2009 et espérons une suite favorable.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Excellence, monsieur le président, l’expression de notre déférente considération.

Pour le Collège des présidents

Commentaire personnel

Il n’y a pas plusieurs façons d’obtenir sa liberté : par la négociation (dans ce cas, il y a très peu de chance de gagner), ou bien par la révolte. Dans ce cas, il y a plus de chance de gagner parce que votre adversaire QUI A TOUS LES POUVOIRS pense que vous êtes capable de tout. La peur est dans son camp. L’histoire des luttes de libération montre que c’est le deuxième choix qui a toujours été adopté. D’où le slogan célèbre pour l’éternité  a tout son sens : Seule la lutte libère ! 

L’opposition congolaise n’a jamais lutté. Elle s’est contentée de crier dans le dos de DSN alors que nous savons tous que ce dernier ne cède que sous la pression. Il faut créer un rapport de force en votre faveur pour le faire plier !  En un mot : la révolte ! Le laisser décider, c’est le rendre maître absolu de toutes les actions. Là l’homme d’Oyo sait faire parce que les Congolais qui l’entourent ou chercher à le faire ont tendance de s’aplatir. Les cas de Lefouoba, Bokamba, Bokilo… et surtout de Yhombi, prisonnier pendant douze ans, et une décennie en exil. Aujourd’hui il est à ses côtés comme un paillasson, c’est  une honte à la fois familiale, régionale et des cadres de notre armée de solide formation militaire !

Les opposants aplatis n’ont pas une autre issue que demander pardon à l’homme qui a donné l’ordre de les humilier à vie pour qu’ils ne soient plus jamais crédibles auprès des électeurs congolais. Nous sommes convaincus que DSN vient de gagner une victoire politique sur les hommes qui avaient déclaré publiquement à Paris : Dans les conditions actuelles de préparation de l’élection présidentielle, personne n’irait à ‘élection du 12 juillet 2009, ni Sassou, ni personne d’autre !

Si on me pose la question, qu’aurais-je fait si j’étais à leur place, ma réponse est claire : je resterais dans cette situation de non-reconnaissance du pouvoir en place pour mon garder mon honneur et ma dignité devant un pouvoir que je ne reconnais point. Car il faut bien respecter la volonté du peuple qui a rejeté DSN à plus de 95%. Quitte à en mourir ! Mes amis partageant le même idéal  de restauration de la démocratie et du développement du Congo poursuivront la lutte !

 Après tout : “A vaincre sans périls, on triomphe sans gloire “.

 

 

 

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One Comment on “Les nouveaux prisonniers à résidence surveillée de DSN s’écrasent devant sa dictature au lieu de lui déclarer la guerre des tranchées !”

  1. tsati dieudonné Says:

    Très cher Loubelo,

    Je t’ai déjà écrit bcp de fois, en te donnant mon point de vue sur le PCT, le RMP et le FPOC.

    Que voulez-vous attendre de quelqu’un qui se voyait mort, comme Ceaucescu ou Saddam Hussein?
    La Conférence nationale,sans oublier Bokamba Yangouma
    ont donné la vie sauve à un assassin.Le gd cobra ne sait faire autre chose que ce qu’envenimer! N’oublions pas 1990,et le FPOC est le RMP dans “l’oppo
    sition. Sortons le loup-FPOC de la bergerie-peuple.
    L’heure est à 1 nveau parti, ici en Fce, pour la GG.
    Fraternellement.

    Dieudonné Tsati,prêt pr la grève gl en Fce et au Cng


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