L’illégale cour constitutionnelle valide l’illégale élection présidentielle en faveur de DSN ayant déclaré lui-même qu’il sera réélu au premier tour

La Cour constitutionnelle valide les résultats de l’élection présidentielle du 12 juillet 2009

 La Cour constitutionnelle a tenu une séance le 25 juillet à Brazzaville au cours de laquelle elle a procédé à la validation des résultats de l’élection présidentielle du 12 juillet. La Cour a confirmé les résultats du scrutin donnant le candidat Denis Sassou N’Guesso vainqueur au premier tour avec 78,61% des suffrages exprimés.

Elle a rejeté les recours en annulation du scrutin introduits par les candidats malheureux Mathias Dzon, Clément Mierassa, Jean François Tchibinda-kouangou, Ernest Bonaventure Mizidi Bavoueza et Guy Romain Romain Kinfoussia. En dehors de la requête du candidat Guy Romain Kinfoussia, jugée irrecevable parce que introduite au-delà du délai prescrit par la loi, celles introduites par les candidats Mathias Dzon, Clément Mierassa, Jean François Tchibinda-kouangou, Ernest Bonaventure Mizidi Bavoueza, bien que recevables, ont été sur le fond jugées non fondées et rejetées.

La Cour considère que les allégations des réquérants qui procèdent par de successives affirmations non étayées de preuves, manquent de pertinence et que dans ces conditions, les requêtes ne sont pas fondées et encourent rejet. Ce, conformément à l’article 56 alinéa 3 de la loi organique n°1-2003 du 17 janvier 2003 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle qui dispose que «à la requête doivent être annexées les pièces produites au soutien des moyens».

L’article 57 de la même loi donne mandat à cette institution de rejeter, sans instruction préalable, par décision motivée, les requêtes irrecevables ou ne contenant que des griefs qui, manifestement, ne peuvent avoir une influence sur les résultats de l’élection.

Selon sa décision n°006/DCC/EL/09 du 12 juillet 2009 portant proclamation des résultas définitifs de l’élection du président de la République, scrutin du 12 juillet 2009, la Cour constitutionnelle considère que l’examen des procès-verbaux issus des bureaux de vote n’appelle aucune observation majeure de nature à modifier substantiellement les résultats de l’élection.

La décision de la Cour constitutionnelle stipule dans ses articles 1er et 3 que le candidat Denis Sassou N’Guesso ayant obtenu 1 055 117 voix, soit 78,61% des suffrages exprimés, est élu Président de la République au premier tour du scrutin au regard des résultats obtenus au niveau national.

Ces résultats se présentent comme suit : nombre d’inscrits 2 070 802 ; nombre de votants 1 380 651 ; taux de participation 66,42% ; nombre de bulletins nuls 38 409 ; nombre de voix exprimées1 342 242. Après la validation des résultats par la Cour constitutionnelle, la prestation de serment du Président réélu interviendra le 14 août prochain à Brazzaville.

L’élection présidentielle du 12 juillet dernier avait permis aux treize candidats en lice de réaliser les résultats suivants :

- Anguios nganguia-Engambé 4 064 voix, soit 0,30% des suffrages exprimés ;

- Joseph Kignoumbi Kia mboungou 100 181 voix, soit 7,46% des suffrages exprimés ;
- Mathias Dzon 30 861 voix, soit 2,30% des suffrages exprimés ;

- Ebina 1 797 voix, soit 0,13% des suffrages exprimés ;

- Ernest Bonaventure Mizidi Bavoueza 3 594 voix, soit 0,27% des suffrages exprimés ;
- Bertin pandi-Ngouari 2 749 voix, soit 0,20% des suffrages exprimés ;

- Jean François Tchibinda-Kouangou 5 475 voix, soit 0,41% des suffrages exprimés ;
- Denis Sassou N’Guesso 1 055 117 voix, soit 78,61% des suffrages exprimés ;

- Clément Mierassa 3 305 voix, soit 0,25% des suffrages exprimés ;

- Marion michel Mandzimba Ehouango 2 612 voix, soit 0,19% des suffrages exprimés ;
- Guy Romain Kinfoussia 11 678 voix, soit 0,87% des suffrages exprimés ;

- Joseph Hondjouila Miokono 27 060 voix, soit 2,02% des suffrages exprimés ;
- Nicephore Antoine Fylla Saint-Eudes 93 749 voix, soit 6,98% des suffrages exprimés.

Samedi 25 Juillet 2009

Commentaire personnel

L’opposition congolaise a rêvé qu’elle pouvait changer les choses en étant désuni et en laissant DSN opérer comme il l’a fait au vu et su de tout le monde dès ce 5 juin 1997. Vengance sur l’humiliation de la conférence nationale souveraine, humiliation sur l’élection d’un premier de André Milongo détenteur de tous les pouvoirs sous la présidence de façade, et sur l’élection de Lissouba en 1992. Trois humiliations pour l’homme fort qui a tué Marien, Anga…. et emprisonné Yhombi tous originaires de la Cuvette comme lui. Un ancien instituteur sorti de l’école normale de Dolisie sans diplôme de fin de formation. Il intégre la jeune armée congolaise qui veut avoir des cadres militaires pour suppléer au départ des assistants de l’armée française. La détermination de DSN est sans limites. Il donne l’impression d’agir comme un psychopathe attiré par un objet à posséder pour apaiser l’obsession ! Il y aura donc davantage des morts pour atteindre ce but : le pouvoir personnel. L’application de son plan trouve une raison : la nonchalance de Lissouba dans la réalisation des résolutions de la conférence nationale, et surtout la non déclaration de la date de l’élection présidentielle de 1997 alors que nous sommes à deux mois de la fin du mandat de Lissouba. Ce dernier prend vraiment son temps, la prolongation de son mandat circule dans les états-majors des partis politiques. Tous les candidats potentiels attendent l’annonce de la tenue de l’élection présidentielle dans la fièvre de la saison sèche congolaise. Entretemps le président Lissouba nargue tout le monde en déclarant qu’il organise pas l’élection présidentielle pour la perdre !  DSN comprend vite qu’il n’a aucune chance de retrouver son pouvoir perdu et réparer les trois humiliations. Il passe à l’action militaire qu’il a préparée presque publiquement car les services de renseignements de Lisssouba savaient que des armes de guerre entraient à Oyo au Congo. Le 5 juin 1997, DSN dévance l’attaque de Lissouba voulant vérifier ces renseignements au domicile du général d’armée sans formation militaire converti en cobra ! Sa vengance est cruelle  et multidirectionnelle. Il y a des morts, constitution personnelle pour éviter toute déstabilisation juridique, destruction du PCT, instauration de pouvoir familial, détournement permanent des deniers publics, partage du patrimoine économique et immobilier au sein de la famille (épouse, enfants, neveux, cousins, cousines) …. Une vraie monarchie familiale est en place et veut continuer pendant 7 ans jusqu’à l’éternité !

Voilà pourquoi nous fils et filles dignes du Congo, demandons à l’armée nationale et à tous les cadres militaires conscients de le Congo est à la dérive institutionnelle de prendre leurs responsabilités afin de restaurer la démocratie confisquée par le clan familial de DSN.

Un CDERED (Coup d’Etat Restaurateur de Démocratie) est la seule solution qui puisse sauver la pays du naufrage démocratique. Et mettre place ungouvernement d’union nationale pendant une transition de deux ou trois ans avec mise en place d’une commission de réconcialition nationale.


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2 Comments on “L’illégale cour constitutionnelle valide l’illégale élection présidentielle en faveur de DSN ayant déclaré lui-même qu’il sera réélu au premier tour”

  1. Jean Bruno Says:

    Cher frere, bonjour!

    sans contredire votre option et votre determination, je viens essayer de retablir quelques verites historiques: “la nonchalance de Lissouba dans la réalisation des résolutions de la conférence nationale, et surtout la non déclaration de la date de l’élection présidentielle de 1997 alors que nous sommes à deux mois de la fin du mandat de Lissouba”.La date des elections etaient belle et bien connue:le 27 juillet 1997.ET l’opposition de l’epoque faisit courir la rummeur de la prolongation du mandat de Lissouba,alors que c’etait faux.Sassou n’avait pas attendu lissouba pour preparer son coup d’Etat; vous le confirmez dans vos propos en disant”Vengance sur l’humiliation de la conférence nationale souveraine, humiliation sur l’élection d’un premier de André Milongo détenteur de tous les pouvoirs sous la présidence de façade, et sur l’élection de Lissouba en 1992″.Sassou voulait donc se vanger contre le peuple congolais qui etait a la base de la Conference nationale,de l’election de Andre Milongo et qui avait elu Lissouba.
    Vous dites”Entretemps le président Lissouba nargue tout le monde en déclarant qu’il organise pas l’élection présidentielle pour la perdre ! Je pense que vous dites des choses que vous n’aviez pas vecues ou que vous etes de mauvaies foi. Ctte phrase est de Mberi et non de Lissouba.Qui est Mberi et a quoi jouait il? Demandez a Pasqua…
    Enfin, je pense que vous faites ce que vous semblez reprocher a l’opposition congolaise: Vous contribuez a la division de cette opposition comme le fait le pouvoir de Sassou.
    Le Congo n’a pas besoin de remplacer un parti unique par un autre, il est donc normal que cette opposition soit plurielle.Si vous faites cette declaration sur le CDERED, c’est parceque une plateforme de l’opposition a fait ce qu’elle a pu faire pour mettre a nu ce regime criminel.Encourageons les a faire davantage et arretons de les decourager ou de contribuer davantage a leur division!!
    Merci

    • Dr LOUBELO Says:

      Merci cher compatriote de votre réaction, c’est bien le but visé par un blog. Je suis de l’opposition au PCT depuis que je suis en France. Après avoir été dans l’UGEEC au lycée Savorgnan, j’ai rejoint l’AEC en France pour terminer mes études. Nous avons combattu le parti unique de Marien NGouabi, Yhombi et Sassou I,II et III. C’est la conférence nationale souveraine qui a mis un terme au monopartisme grâce à la volonté du peuple et de certains cadres politiques qui venaient de comprendre que l’histoire est en marche dans le monde. Le manque de vision politique a fait que les aînés anciens du PCT et avides de pouvoir alors qu’ils avaient fait preuve de leur échec sont revenus au pouvoir par le jeu de soutien réciproque. Milongo premier ministre du gouvernement d’union nationale de la transition qui n’était dans aucun réseau, bien qu’ayant organisé l’élection présidentielle en toute transparence absolue, en sera éliminé ! Il était novice dans la stratégie d’accéder au pouvoir lorsqu’on l’exerce déjà !

      Nous avons cru au discours de membres de l’opposition même si nous ne partageons pas leur stratégie et condamnons surtout leur division ou éparpillement. Nous avons reçu les représentants du Front à l’assemblée nationale pour nous comprendre. A Paris à l’espace Charenton, la diaspora voulait écouter son message et le soutenir sans aucun doute. Vous pourrez trouver la preuve de cette relation et du travail fait ensemble sur le blog de CODICORD (tapez ce mot sur Google pour découvrir ce que je vous dis). Pour moi, DSN avait tout bien préparé d’où son arrogance, et l’oppostion s’est très mal préparée, d’où aujourd’hui son absence de discours pour contrer la victoire de DSN. Seule l’option coup d’état restaurateur de démocratie (en sigle CDERED)nous reste pour libérer notre pays de la dictature. Je ne divise pas l’opposition mais la plains pour son absence de perspectives à court et long terme depuis le 5 juin 1997 à minuit ! Nous avons mis en ligne une pétition afin que les Congolais et les amis de la démocratie au Congo la signent (voir site de CODICORD).


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