DSN, ou le chemin de la guerre, prie la paix sous les pluies de publicité de son image dans les yeux des misérables Congolais !

D.g.s.p (Direction générale de la sécurité présidentielle)Gasp_DSN

Messe pour une élection en paix et dans la concorde nationale

Dans le cadre du lancement officiel de la campagne présidentielle du candidat Denis Sassou Nguesso, relative au scrutin du 12 juillet prochain, une messe a été célébrée, samedi 27 juin 2009, en l’église Notre-Dame de Fatima, au quartier Mpila, à Brazzaville.

Demandée par la D.g.s.p (Direction générale de la sécurité présidentielle), que dirige le général de division Blaise Adoua, cette messe avait pour objectif essentiel d’implorer la grâce divine, afin que le scrutin du 12 juillet prochain se passe dans la paix retrouvée et la concorde nationale. Le révérend père Jean-Marie Bovic Bukasa. Au nombre des participants à la messe pour une élection en paix et dans la concorde nationale, il y avait un détachement de la sécurité présidentielle, composé, essentiellement, de nouvelles recrues de la force publique, accompagnées de quelques anciens.

Dans son homélie, le père Jean-Marie Bovic Bukasa, s’appuyant sur le texte biblique de Matthieu 8,5-13, a loué l’initiative prise par la direction générale de la sécurité présidentielle, de prier pour la paix dans notre pays et pour l’élection présidentielle, dont la campagne bat déjà son plein. Le curé de la paroisse n’a pas manqué d’instruire les agents de la sécurité présidentielle d’être des artisans de paix, tout en sécurisant les institutions de la République, les populations et leurs biens. «Beaucoup de choses se disent au sujet des militaires qui ne sont pas gentils, courtois et qui ont un comportement de méchants. Aujourd’hui, c’est le contraire qui se produit. Par cet acte, vous êtes les gardiens de la paix pour sécuriser les populations et leurs biens», a dit le père Bukasa. Comme pour appuyer la démarche de la D.g.s.p, il a rappelé que le président Denis Sassou Nguesso avait remis ce pays entre les mains de Dieu. «C’est donc formidable de voir un militaire prier pour la paix au Congo», a souligné le curé de la paroisse.

Le célébrant a fait une approche entre ce qu’a vécu le centurion romain, dont on parle dans le texte biblique de Matthieu, et ce qui se passe, aujourd’hui, avec la sécurité présidentielle. Le père Bukasa a déclaré que les deux faits sont identiques, même si dans la bible, on parle de la guérison physique d’un serviteur. «C’est un officier romain qui s’approche de Jésus et lui demande de l’aider, car son serviteur est couché à la maison et souffre terriblement de la paralysie. Et Jésus de lui dire, je vais aller le guérir. Mais, l’officier lui répondit: Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres chez moi, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri. Moi, j’obéis à un chef et je commande à des soldats: Quand je dis à l’un d’eux, va et il va; à l’autre viens et il vient; à mon esclave fais ceci et il le fait. Quand Jésus entendit cela, il a admiré la bravoure de l’officier romain, en disant à tous ceux qui l’accompagnaient: «Je vous le dis, c’est la vérité, dans le peuple d’Israël, je n’ai trouvé personne avec une foi aussi grande. Oui, je vous l’affirme, beaucoup de gens viendront de l’Est et de l’Ouest, et ils prendront le grand repas avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. Mais, ceux qui devraient entrer dans le royaume, on les jettera dehors dans la nuit, là, ils pleureront et ils grinceront des dents. Et Jésus dit alors à l’officier: retourne chez toi. A cause de ta foi, ce que tu as demandé va arriver. A l’instant même, le serviteur est guéri».

Ce texte biblique choisi par le père Bukasa, à travers le récit du centurion romain, a été pour la sécurité présidentielle, un engagement de foi. Le curé a, par ailleurs, exhorté la direction générale de la sécurité présidentielle à demeurer constante dans la prière, car sa demande a été exaucée, à l’instar du centurion romain. Il a invité les participants à plus de vigilance, pour qu’après le scrutin du 12 juillet, une action de grâces soit rendue au bon Dieu, pour ses bienfaits.

(Extrait d’article de la Semaine africaine)

Commentaire de l’Hebdomadaire la Semaine africaine

Pour ce qui est de notre démocratie, on peut se féliciter de ce que les échéances électorales se tiennent aux termes prévus par la Constitution. Tout au moins en ce qui concerne les institutions comme les conseils locaux, le parlement et la présidence de la République. Par contre, d’autres institutions se distinguent par le non respect des termes constitutionnels de fin de mandat et il y a lieu de se demander pourquoi personne ne s’en préoccupe.Peut-on, pour autant, parler de la bonne santé de notre démocratie? L’élection présidentielle est entrée dans une phase importante: la campagne électorale. Un moment fiévreux où les militants et sympathisants des candidats rivalisent d’ardeur et de génie, pour convaincre l’électorat à leurs bonnes causes. Mais, la campagne électorale relative au scrutin du 12 juillet 2009 n’emballe pas les Congolais, dans leur majorité. Et cela se comprend: il n’y a rien de nouveau. Les mêmes images, les mêmes discours…Du côté de la majorité, on ne se rend même pas compte que, depuis 1992, le candidat- président bat toujours campagne sur les mêmes thèmes: la paix et la construction des infrastructures. Ce qui donne les mêmes images: le candidat devant ses réalisations. Ses compatriotes auraient souhaité qu’on évoqua aussi leurs problèmes de vie: un système éducatif qui produit des diplômés sans emplois, une jeunesse désespérée qui ne rêve que de quitter le pays, pour fuir la misère; un système sanitaire délabré et devenu un véritable secteur commercial où la santé est au bout du cash, une contrainte à se construire soi-même son logement dans un système où les matériaux de construction coûtent extrêmement cher, etc.Les mesures sur la gratuité de certains traitements ont très peu d’impact, car dans les hôpitaux, on ne trouve pas de médicaments disponibles. Et ce n’est pas les quelques dons d’organisations non gouvernementales qui y changeront grand-chose. La corruption a gangrené presque tous les services publics. Le système judiciaire en est la plus grande illustration. La fonction publique n’est pas un outil performant, de nature à accompagner les efforts de développement. C’est devenu un grand réservoir de cas sociaux dont se sert le système politique pour se régénérer.En un mot, le niveau de développement où se trouve notre pays, actuellement, en dépit de ses importantes potentialités économiques, traduit l’échec dont les acteurs politiques qui se succèdent dans la gestion de l’Etat, depuis l’indépendance, sont particulièrement responsables. Une comparaison, même visuelle, avec un autre pays africain n’ayant pas les mêmes potentialités économiques donne la mesure de notre retard.Le drame est que, lorsque la distribution de la rente nationale ne donne pas satisfaction à la majorité de la population, mais simplement à une élite qui gravite autour du pouvoir, il court le risque de voir ses crises politiques dégénérer en conflits armés, comme nous les avons connus. La paix ne devrait pas être politiquement instrumentalisée, mais, plutôt, la résultante d’une dynamique de développement socio-économique, où les citoyens s’épanouissent et trouvent leurs comptes. De l’autre côté, les programmes alternatifs proposés brillent par un caractère politicien et un manque de pertinence.

Conclusion

La campagne électorale bat son plein, quoique de manière inégale

Elle a commencé timidement. Elle semble, maintenant, prendre un rythme intense. La campagne électorale pour le scrutin du 12 juillet prochain bat son plein. A Brazzaville, de plus en plus de candidats lancent leurs équipes dans la bataille. Mais, la campagne du président sortant, Denis Sassou Nguesso, est de loin, celle qui a mobilisé des équipes et d’importants moyens. Au point qu’on remarque, dans certaines zones, qu’il est le seul à s’illustrer sur le terrain. Les autres candidats se distinguent par la modestie des moyens mis en œuvre.

Le génocidaire fraudeur DSN veut montrer que c’est l’appel des citoyens qui l’a poussé à continuer d’être président jusqu’à la fin de sa vie. Tous les citoyens lui ont fourni les moyens financiers pour déclasser les autres pauvres candidats sans argent. Soucieux de ne pas ruiner l’économie congolaise, il ne se fait plus livrer des petro FCFA du trésor congolais ! 

Si DSN perd le pouvoir, le chatiment ce sont des obus prêts pour le Congo et les Congolais !

Pour éviter cela, nous demandons au peuple congolais d’être prêt pour l’insurrection populaire avant le 12 juillet 2009. Les retraités officiers supérieurs, les militaires, les travailleurs, les cadres, les chômeurs, les élèves et étudiants doivent tous barrer la route au plus grand génocidaire du peuple congolais !

obus1


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